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Rythmes scolaires : passage à 4 jours
Publié; le 16 septembre 2017 | snudi FO 85

À cette rentrée, 36,8 % des communes
ont rétabli la semaine de 4 jours sur 36 semaines…
Pour le SNUDI-FO, ce qui est plus que jamais à l’ordre du jour :
- c’est le rétablissement de la semaine à 4 jours sur tout le territoire national
(lundi mardi, jeudi, vendredi), avec 24 heures d’enseignement par semaine, dans toutes les écoles, dans toutes les communes, sur 36 semaines ;
- c’est le maintien de la définition nationale des dates de congés et vacances scolaires sans possibilité de dérogation.

C ette rentrée scolaire est marquée par le retour, en quelques jours, de 36,8 % des communes à la semaine de 4 jours sur 36 semaines. Pour le SNUDI-FO, cela ne fait que confirmer le rejet profond de la réforme Peillon-Hamon des rythmes scolaires par les enseignants, mais aussi par les parents et les élus locaux.

Si le décret Blanquer, paru le 28 juin, a ouvert la possibilité, pour les communes qui le souhaitaient, de revenir à une semaine de 24 heures d’enseignement réparties sur 4 jours de 6 heures, pour autant le ministre s’est refusé à rétablir
une organisation de la semaine scolaire commune à toutes les écoles du territoire national. Il s’est totalement inscrit dans la poursuite de la territorialisation de l’école, dans la continuité des décrets Peillon et Hamon et de la loi de refondation, dont le SNUDI-FO avec sa fédération et la confédération FO demande plus que jamais l’abrogation.

Le décret Blanquer confirme les municipalités comme « maîtres d’œuvre
 » de la définition de l’organisation de la semaine scolaire. Il ouvre la voie à des calendriers locaux, par école, dépendants de chaque PEdT et des contingences territoriales.

Le ministre Blanquer précise d’ailleurs dans son communiqué du 18 juillet qu’il s’agit de donner « davantage de souplesse aux acteurs de terrain afin de répondre le mieux possible aux singularités de chaque contexte local […] » ou encore que
« les rythmes scolaires doivent pouvoir être aménagés à la réalité de chaque territoire, permettant de maintenir la semaine de quatre jours et demi là où cette organisation est satisfaisante […]. »

Dans cette logique de déréglementation, similaire au principe d’inversion de la hiérarchie des normes mis en œuvre par les ordonnances Macron pour détruire le Code du travail, chaque commune se permettrait d’établir des horaires hebdomadaires locaux particuliers en modifiant le calendrier scolaire national à sa guise et en revenant en particulier sur les 36 semaines d’enseignement. Le ministre évoque lui-même la possibilité d’aller jusqu’à 40 semaines en réduisant les congés scolaires.

Dans ce cadre, des élus annoncent qu’ils souhaitent organiser une concertation locale (voire un référendum) pour suivre « l’exigence majoritaire ». Ils s’inscrivent ainsi totalement dans cette logique de territorialisation de l’école :
chaque commune définissant l’organisation locale de la semaine scolaire en fonction d’une « majorité locale… », conduisant à l’explosion de l’Éducation nationale en autant de rythmes différents que de communes et de majorités
locales.

Rappelons que la publication le 10 mai du décret sur l’évaluation PPCR instaurant une évaluation basée notamment sur la capacité des enseignants à « 
contribuer à l’action de la communauté éducative et coopérer avec les parents
d’élèves et les partenaires de l’école » s’inscrit totalement dans ce processus de territorialisation de l’école. L’étape suivante étant le recrutement local des enseignants par les chefs d’établissement, les IEN, voire les élus par l’intermédiaire d’un conseil d’administration d’EPEP ou d’EPSC.

Pour le rétablissement d’une norme unique de 4 jours sur 36 semaines

À l’opposé, des milliers de collègues s’appuyant sur la campagne du SNUDI-FO, ont pris position par des motions d’école. Ils exigent une organisation de la semaine scolaire unique nationalement : une norme nationale de 4 jours pour tous, sur 36 semaines ! Il s’agit de garantir le respect de notre statut d’enseignants fonctionnaires d’État et des droits qui y sont liés. Ils ne peuvent fluctuer en fonction des majorités locales.

C’est une véritable lame de fond qui en quelques jours a abouti à ce que près d’un tiers des écoles de France passe à 4 jours sur 36 semaines à la rentrée 2017.

Taux de passage à quatre jours dans les académies (au 18/07)

Cet état de la situation dans les académies a été arrêté par le ministère le 18 juillet, il n’est donc pas exhaustif.

Dans tous les départements, le mouvement pour le retour à 4 jours d’enseignement sur la base de 24 heures hebdomadaires sur 36 semaines annuelles se poursuit.

De nombreux maires ont ainsi annoncé leur intention de revenir à la semaine de 4 jours à la rentrée 2018 (par exemple Marseille…), voire dès janvier 2018 (par exemple des communes du Val-de-Marne ).

Depuis le mois de juin, la campagne pour les 4 jours sur 36 semaines sur tout le territoire rencontre l’adhésion massive des enseignants !

Quelques échos des départements ...

C’ est un fait, les enseignants ne veulent plus subir la réforme des rythmes scolaires Peillon-Hamon qui a mélangé scolaire et périscolaire et qui dégrade leurs conditions de travail. C’est ce sentiment profond que traduisent les résultats de la campagne initiée par le SNUDI-FO.

Val-de-marne

2 200 enseignants syndiqués au SNUDI-FO, au SNUipp-FSU, à la CGT, au SE-Unsa et à SUD ou non-syndiqués de plus 250 écoles sur les 600 du département ont pris position, soit un tiers des enseignants. Appel commun SNUDI-FO 94-CGT Educ’action 94.

Haute-loire

En juin, plus de la moitié des écoles et un enseignant sur deux, syndiqués au SNUDI-FO, au SNUipp, au SE-UNSA ou non-syndiqués ont pris position. Un rassemblement devant l’inspection académique a eu lieu le 5 juillet pour porter les motions des écoles.

Paris

À partir des 120 motions d’écoles adoptées par plus de 800 enseignants syndiqués au SNUDI-FO, au SNUipp-FSU, à la CGT, au SE-UNSA et à SUD ou non syndiqués, le SNUDI-FO a rendu publique une « Lettre ouverte à
Mme la Maire de Paris » (1 er juillet) et a demandé au recteur et au DASEN de se prononcer pour le retour à la semaine de 4 jours. En réponse, l’académie a indiqué que « l’on ne pourra pas faire l’économie d’un débat, mais la Mairie semble vouloir maintenir les 4 jours et demi ».

Rhône

En juin, plus de 1 000 enseignants syndiqués au SNUDI-FO, au SNUipp-FSU, à la CGT, au SE-Unsa, à SUD ou non-syndiqués ont signé la pétition en ligne.

Seine-saint-Denis

Une cinquantaine de motions d’écoles adoptées à l’unanimité et dans l’unité des syndiqués SNUDI-FO, SNUipp-FSU et non syndiqués. Les motions sont transmises à la DSDEN, aux IEN mais également aux mairies.

Puy-de-dôme

En juin, les motions ont afflué. Une cinquantaine de communes ont communiqué à l’IA leur volonté de revenir à 4 jours, 6 heures par jour. L’IA a indiqué qu’il ne
refuserait aucune demande de dérogation. Lors d’un groupe de travail, SUD, FSU, UNSA ont indiqué être attachés au 4,5 jours et dans le même temps, l’administration a indiqué que les communes étaient largement saisies par les enseignants pour le retour à 4 jours.

Yonne

Un premier rassemblement a eu lieu à Auxerre le 28 juin « pour le retour à 4 jours : à Auxerre... et partout ! »

Ain

Début juin, plus de 200 enseignants avaient signé la pétition en ligne.

Landes

Pétition commune SNUDI-FO/CGT.

Moselle

En juin 230 signatures sous diverses formes : pétition signée en ligne, motions de réunions d’information syndicale et motions d’écoles.

Pyrénées-atlantiques

Pendant l’été, la mobilisation des élus a ramené de 100 à 9 le nombre par le DASEN de refus au retour à la semaine de 4 jours.

Maine-et-loire

4 communes supplémentaires ont contraint le DASEN à valider le retour aux 4 jours au cours de l’été.

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