AESH : pour un statut à 24h temps plein avec un vrai salaire !

Le 7 janvier dernier, le Sénat a rejeté un projet de loi portant sur le statut des AESH.


La FNEC FP-FO a toujours exigé la création d’un statut de fonctionnaire pour les AESH pour les sortir
de la précarité.

Le contenu du projet de loi présenté au budget était bien loin de satisfaire les revendications des personnels, laissant à l’employeur la possibilité de les faire travailler plus de 39 heures par semaine en multipliant leurs missions ou de les maintenir en temps incomplet imposé.
Les AESH veulent un statut, mais pas d’un statut qui ne les sort pas de la précarité ou les transforme en personne-à-tout-faire des établissements !
Pourtant, même ce statut au rabais a été rejeté, au prétexte que cette mesure coûterait trop cher. Au même moment le gouvernement s’apprête à adopter par 49-3 un budget qui massacre les services publics et augmente les dépenses militaires de près de 7 milliards d’euros. Tout cela à la faveur d’un « pacte de non-censure » avec les mêmes qui ont fait la proposition de ce statut pour les AESH !

Les revendications des AESH sont incompatibles avec le budget de guerre Macron-Lecornu.
Ce que veulent les AESH :

  • un vrai statut de fonctionnaire à 24 heures temps plein,
  • l’abandon des PAS, des PIAL et de la politique de mutualisation,
  • la subrogation immédiate,
  • l’octroi des jours de fractionnement,
  • l’augmentation immédiate des salaires !

Ces revendications rejoignent celles des personnels et des parents d’élèves confrontés au chaos
provoqué par la logique de l’inclusion systématique et forcée
, avec la mutualisation des moyens, la
flexibilisation des personnels et le démantèlement de l’enseignement et des structures spécialisés
et adaptés.
La FNEC FP-FO a pour mandat d’organiser une nouvelle initiative nationale, si possible dans l’action
commune, par la grève. Plus que jamais, la FNEC FP-FO invite les personnels AESH à participer aux
réunions organisées par FO, pour se regrouper avec l’ensemble des personnels et tous ceux qui
refusent la destruction de l’Ecole, pour décider des initiatives immédiates pour la satisfaction de
leurs revendications.